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City Plaza : un hôtel aux milles Histoires

Nous sommes le 9 mai 2017, je publie enfin l’article sur l’endroit où je vis depuis février : l’Hôtel City Plaza. J’ai commencé à écrire cet article il y a déjà 2 mois, ainsi faisons un petit retour en arrière, au mois de mars 2017…   

« Cela fait un mois que Marine et moi sommes revenues à Athènes et avons déposé nos vélos et sacoches à l’Hôtel City Plaza. Autant vous dire que c’est un hôtel bien particulier qui m’ébranle et m’émeut chaque jour… un hôtel aux milles histoires !

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Tout d’abord cet hôtel a été construit il y a un peu moins de 10 ans pour les JO de 2004. Comme bon nombre d’hôtels dans cette rue, il a fini par faire faillite… Vide pendant environ 5 ans, les organisations politiques et militantes d’Athènes l’ont repéré, et ont décidé, il y a bientôt un an de cela, d’investir illégalement les locaux. Aujourd’hui, je vis donc dans un squat, mais entendons-nous bien, il n’y a pas de tags partout, ni des gens qui se droguent, ni des hippies qui se laissent pousser les cheveux jusqu’aux fesses… non c’est un squat avec une organisation, et même des règles ! Nous sommes 400 à vivre sur 8 étages, nous venons de partout dans le monde : Espagne, Irak, Grèce, Italie, Pakistan, Allemagne, Afghanistan, Argentine, Iran, Liban, Etats-Unis, Syrie, Kurdistan. Nous sommes des femmes, hommes, enfants, couple, famille, de 0 à 70 ans. Et nous apprenons à vivre ensemble, tentant sans les effacer de niveler les différences, et de s’organiser… Sacré challenge qui est plutôt bien réussi, je trouve ! Comme partout il y a des imperfections, mais de manière générale, c’est un incroyable lieu de rencontre, d’échange, d’interculturalité, d’apprentissage, et d’amour ! Et à la fois on peut y voir du racisme, de la violence verbale et physique, du manque de participation… City Plaza est un melting pot ! La première semaine ici je n’ai pas réussi à fermer l’oeuil tellement la découverte était puissante…

Voici un petit extrait vidéo :

Dans ce squat, il y a des réfugiés, qui sont en attente d’être choisi,  envoyé dans d’autres pays européens (principalement les syriens) ou rebouté, ou qui tentent de franchir les frontières illégalement, à pied, en bateau, en avion. C’est censé être un lieu de transition pour eux, mais certains sont quand même ici depuis 1 an. Il y a des volontaires internationaux comme moi et Marine, qui venons donner un coup de main le temps que l’on souhaite. Il y a des grecs qui font parti des 4 organisations à avoir investi les lieux et qui portent le projet.

Pour faire tourner la baraque il y a des shifts = des services à effectuer! Ces shifts sont effectués par volontaires et réfugiés, on y trouve alors : le shift de sécurité 24h/24H qui contrôlent les entrées et sorties, et qui est prêt à donner l’alarme an cas d’attaque fasciste (d’autres squats d’Athènes ont été attaqués par Aube Dorée, le parti d’extrême droite) ou d’arrivée de la police; le shift de cuisine, matin, midi et soir, où environ 600 repas sont préparés chaque jour ; le shift du bar car qui dit hôtel, dit bar, mais sans alcool celui-là; le shift de nettoyage. En plus de cela il y a une infirmerie, des cours de langue pour  adulte, et plein d’enfants à faire grandir !

Sans grande surprise, je passe la plupart de mon temps en classe d’anglais avec les enfants, à essayer d’enseigner une langue que je ne maitrise pas, à des enfants qui ne connaissent pas notre alphabet. Ce qui parfois provoque de drôles de malentendus (au lieu de dire sheep, je dis shit, les non-anglophones je vous laisse vous servir de google translate !). Je vais aussi en atelier peinture, jeux de sociétés, musique. Je me suis redécouverte une passion pour le uno, qui m’a permis de me créer une place auprès d’eux, tout en essayant de les socialiser, et de diminuer les disputes entre nationalités ! Aujourd’hui certains viennent me voir et me disent « play uno, play uno ». Après quelques parties de uno endiablées, je leur dis alors « english class for you», et me retrouve dans la classe à chanter tous les jours de la semaine avec eux !

Aujourd’hui nous organisons un entraînement de foot tous les mardis avec les plus grands !IMG_20170322_173117388

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Nous accompagnons aussi les enfants au conservatoire d’Athènes où ils prennent cours de chant et de violon…

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La plupart des dimanches nous allons au parc avec les familles et enfants, prendre l’air et avoir du bon temps tous ensemble…

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Nous (la team française : Marine, Nathan qui voyage à vélo avec nous désormais, Camille, volontaire à City Plaza depuis 6 mois et moi) avons aussi créer une pièce spécialement pour les enfants… un couple de hollandais passant par Athènes dans le but de financer des projets pour les enfants des migrants a soutenu notre projet à hauteur de 700 euros, et ainsi nous avons passé deux semaines à créer, couper, peindre, construire château fort, panneau pédagogique, bibliothèque, tippie pour investir cette grande salle vide auparavant. En une nuit nous avons tout installé, et le matin quelle surprise pour les enfants de découvrir une salle juste pour eux ! Magie !

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Aujourd’hui nous ouvrons cette salle 3 heures par jour avec les parents, et travaillons sur le relai aux parents pour que cette salle continue de vivre après notre départ.

Ah les enfants, peut-être un des shifts les plus difficiles, et le moins organiser d’ailleurs. Car oui mettez des enfants de différentes nationalités, ayant des histoires de vie compliquées, des traumatismes bien ancrés, ayant grandi dans la violence de la guerre… et ça vous fait un bon cocktail de disputes, d’insultes, et d’irrespect. Cependant comme tous les enfants, ils sont très très gentils, affectueux, en quête de repères, dans ce méli-mélo qu’est leur vie depuis 1 an, 2 ans, 10 ans. Il me paraît plus que nécessaire que nous offrions à ces enfants une porte de sortie, une possibilité d’apprendre, de vivre ensemble, de faire tomber les peurs, de se reconstruire. Là aussi quel challenge. Que savons-nous de ce qu’ils ont vécu avant, des images qu’ils en gardent ? Qu’est ce qui occupe leur esprit aujourd’hui ? Le père mort ? La mère dans un autre pays ? Les repères du pays d’origine ? Je n’en sais rien, et la barrière de la langue ne me permet pas de le savoir. Mais j’ai l’impression, ou peut être essaie-je de m’en convaincre, que de seulement me poser en point de repère est déjà un objectif en soi. Et vient ensuite alors l’apprentissage… qu’en dites-vous tous mes collègues éducs ? Une fois de plus des billes techniques me manquent, mais de toute manière même la technique dans cet environnement ne prend pas… les conditions ne sont pas réunies pour amener une technique. Alors nous essayons de leur amener de la considération (ainsi je tente d’apprendre le prénom des 150 enfants ! (Hussein, Hamzi, Dounia, Ali, Soel, Sherzad, Farzad, Rachid, Mohammed), de l’assurance, de la socialisation, du prendre soin… Et les parents dans tout ça ? Nous essayons de les investir dans l’éducation de leurs enfants, de leur dire qu’il est important pour l’enfant de venir en cours d’anglais ou de faire une sortie au parc, de juste passer du temps avec ses parents, d’avoir une vie « normale ». Certains répondent présents, d’autres « non », d’autres sont dans d’autres pays… Il faut dire que l’éducation est aussi très différente selon les pays et la classe sociale. Il y a peu de temps j’ai fait ma première médiation familale pour des violences physiques de la mère sur l’enfant, et nous nous sommes vus répondre « vous savez en Syrie, taper un enfant n’est pas un problème, c’est comme ça qu’on l’éduque, je ne peux pas changer ma manière de les éduquer ». Je pense qu’il faut nuancer car d’autres familles de Syrie, plus éduquées je pense, ne lèvent pas la main sur leurs enfants. Dans ce cas il leur a fallu leur rappeler la loi en Europe et leur proposer de participer tous ensemble à des sorties et activités.

Quoi qu’il en soit dès le premier mois j’ai vu la différence… Certains enfants viennent me voir pour réviser les saisons, d’autres savent maintenant qu’il ne sert à rien de voler les jeux avec lesquels nous jouons, d’autres m’aident à ranger. Comme avec les enfants français, la relation se tisse au détour des couloirs, salle de classe, de disputes résolues, de pleurs consolés, de parties de jeux, de repas partagés… Ils ont soif d’apprendre, de grandir, de jouer, de partager ! Et moi aussi…

 Et puis il y a les ados… tellement attachants, entre 13 et 17 ans, certains sont venus seuls jusqu’en Grèce, d’autres ont leurs pères dans d’autres pays européens, d’autres sont avec leurs familles. Certains sont très responsables dès 15 ans, d’autres sont plus immatures. Tous sont très affectueux, attentifs à tous ceux qui les entourent, et certains sont en quête d’affection. Je les trouve chaque jour incroyables ! Ils m’aident parfois à gérer les enfants, passer la serpillère, tenir le bar… Chaque fois que l’on se croise, c’est un sourire, ou une enlaçade. Je retrouve un peu mes ados du MRJC, sauf que  ceux-là sont afghans, pakistanais, syriens, irakiens, iraniens. C’est peut-être eux qui me donnent le plus le sourire ici ! Moi de mon côté, je tente de les motiver à aller à leur cours d’anglais et parfois j’y vais avec eux, car malgré toute l’histoire qu’ils portent déjà ils restent des ados, et la plupart d’entre eux n’aime pas l’écooooole ! Je les invite aussi à prendre soin d’eux, à aller jouer au foot, je tente de leur porter de l’attention, et eux ensuite m’invitent à fumer la chicha…

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Et enfin les adultes, notamment les jeunes de notre âge, avec qui l’ont va se ballader, boire des cafés, et le soir venu, danser. Ceux avec qui on s’organise pour vivre tous ensemble… Ils nous expliquent leurs perspectives, leurs rêves, leurs histoires. Ils m’expliquent comment ils ont tenté 1 fois, 2 fois, 3 fois de passer la frontière illégalement et comment ils essaieront la prochaine fois. Ils deviennent nos amis, de proches amis, et nous espérons vivement qu’ils auront la même possibilité que nous de trouver un emploi, avoir leur appart, voyager… Toutes mes représentations sont tombées depuis je vis ici. Malgré quelques différences culturelles (un style très bollywoodiens pour les Pakis par exemple !) (pas le même rapport au temps !) la jeune génération est comme nous très moderne… Et nous aspirons à la même liberté de penser, de bouger, de faire des choix qui nous sont propres!

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Cette description vous permettra peut-être de comprendre pourquoi Marine et moi avons décidé de prolonger notre séjour ici. En effet, nous avions prévu de rester seulement 1 mois, mais dès les premiers jours nous avons compris que si nous voulions vraiment connaître ces personnes, être utile auprès d’eux, il nous faudrait rester bien plus. Et puis nous avons tellement de choses à apprendre ici… je prends des cours d’arabe, oui je tente de m’y mettre ! J’apprends peu à peu sur la situation des pays, j’apprends à vivre avec 400 personnes de cultures différentes, j’apprends à faire des cafés frappés, j’apprends à m’occuper d’enfants qui ne parlent pas la même langue que moi… D’ailleurs il faut dire que c’est bien l’éducation qui me passionne le plus !

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Comment un squat comme celui-ci arrive à vivre ?

Il n’est ni gouvernemental, ni humanitaire… Il est autonome. Le squat a été ouvert en avril 2016 par des organisations politiques de gauche, étudiantes et anarchistes. L’hôtel est « tout » équipé : cuisine collective, chambre, salle de bain, mais bien sûr il a fallu investir dans certains travaux. Les membres des organisations ont donc participé au démarrage, ils ont lancé des crowfundings, faits des appels à dons, et ainsi cet hôtel à retrouvé une seconde vie depuis bientôt un an. Pour l’électricité et l’eau, le squat a trouvé des solutions pour ne pas les payer, et même si le gouvernement le sait, il ferme les yeux car accueillir 400 migrants de manière autonome doit être une aide face à l’arrivée de toutes ces populations en Grèce. Aujourd’hui encore une collecte de dons est en marche puisque City Plaza veut continuer à être indépendant le l’Etat et des ONG , aussi vous pouvez cliquer ici pour faire un don!

 L’Hôtel City Plaza est reconnu sur le plan international. Son objectif est de montrer qu’il est possible à travers des initiatives citoyennes d’accueillir, de vivre ensemble dans de bonnes conditions de vie et de faire tomber les borders (=frontières). Aujourd’hui des milliers de migrants sont bloqués en Grèce depuis la fermeture des frontières grecques en mars 2016. Il y a beaucoup de camps gouvernementaux où la plupart des temps  les conditions de vie sont désastreuses (vie en tentes, 5 douches pour 1000 personnes, pas d’eau chaude, violence…), le temps de procédure est terriblement long et où les humains ne sont considérés que comme des numéros. Quand la procédure aboutit sur un rejet, ils sont renvoyés en Turquie (où les conditions de vie sont encore pires) depuis l’accord UE – Turquie il y a environ 1 an.  Cet accord est un accord commercial entre l’Union Européenne et la Turquie pour favoriser le retour des migrants en Turquie. En gros, on troque de l’argent contre des humains, ça ne vous rappelle pas quelques chose ?? C’est pourquoi une manifestation européenne le 18 mars a été organisée afin de : dénoncer les conditions de vie actuelles des camps, dénoncer cet accord inhumain, ouvrir les pays et les villes…

City Plaza se propose aussi comme un lieu de lutte politique.

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D’autre part sur le plan politique, il y a aussi la menace fasciste, car comme dans tous les pays européens, la peur de l’étranger, et la crise économique fait grandir les parties d’extrême droite (ici AUBE DOREE). D’autres squats ont déjà été attaqués, c’est pourquoi nous effectuons des shifts de sécurité 24h/24.

Cependant il y a quelques jours c’est la police qui est venue mettre les 100 personnes  d’un nouvel hôtel squatté à environ 200 m de City Plaza. Ils sont intervenus à 4h du matin, ont délogé toutes les familles et les ont amenés à la police. Les affaires des personnes ne leurs ont pas été rendues, mais jeté à la poubelle, brûlés… (belle humanité de la part de la police, cela me rappelle qu’en France des policiers confisquent les couvertures des migrants pendant la nuit à Paris, à -10°c, Porte de la Chapelle). Les personnes ayant des papiers leur autorisant de séjourner en Grèce car leur dossier est en cours de traitement ont été relâchées et sont parties à la recherche d’un nouvel endroit pour dormir (plusieurs personnes sont venues à City Plaza, et ainsi la pire chose que l’on est à faire ici est de dire « non nous n’avons pas de place pour vous, désolée »). Les personnes n’ayant pas de papiers ont été amenées en centre de détention.

Vous comprenez aussi pourquoi City Plaza m’émeut. Ces personnes, tout autant humaines, que vous et moi, que je côtoie chaque jour, ne sont pas en sureté, et ne sont pas les bienvenues partout où ils vivent. Dans leurs propres pays, mais aussi chez nous ! Quand je vois des papis syriens, iraniens de 70 ans, je me doute bien qu’ils n’avaient pas une folle envie de quitter leurs pays à cet âge ! Ils sont déracinés, et en plus mal accueillis… Où est notre humanité ? Parfois je suis révoltée, mais puisque je passe la plupart du temps entourée de sourires et d’attentions alors ma révolte se transforme en amour universel et me donne la force de me battre dans un souci de justice !

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J’ai très peu d’échos de la France, de l’accueil des migrants, qu’en est-il ? Souvent on me demande si c’est bien d’aller en France pour vivre, je leur réponds alors que  la France est un pays très cher, où le travail n’est pas facile à trouver, et où il n’est pas facile d’obtenir des papiers… Aujourd’hui je veux seulement murmurer aux oreilles de tous les français que les guerres et crises climatiques ne vont pas diminuer, nous devons donc apprendre à vivre dans la solidarité entre les peuples et dans l’accueil. « 

En ce mardi 9 mai, je prépare mon départ. C’est pour dans 2 semaines… Oui nous avons décidé de partir, enfin, pour continuer notre route en direction de la Turquie, la Georgie,  l’Arménie, l’Iran. Cette décision n’a pas été facile à prendre… car j’ai toujours en tête que je continue ma route dans le sens inverse de ceux qui fuient la guerre, le danger, la pauvreté. Eux se battent pour venir chez moi, et moi je roule tranquillement pour aller chez eux …quelle injustice ! Cette expérience à City Plaza aura changé mon regard sur le monde : aujourd’hui la notion de frontière me parait de plus en plus obsolète, ne sommes tous pas des humains partageant une même terre ? Les préjugés et peurs sont tombés, il ne reste plus que la solidarité et l’amour universel dans mon esprit ! Les 2 semaines à venir vont être remplies d’émotions et d’au revoir… Je vais mettre les voiles… en espérant que lors de mon retour en Europe je puisse aller rendre visite à tous mes amis dans les pays dans lesquels ils aspirent vivre et se reconstruire.

Pour finir sur une note musicale voici deux chansons que je souhaite partager avec vous qui m’ont accompagné tout au long de ce séjour à City Plaza et dont la véracité et la force des paroles me donnent à chaque fois les frissons…

J’ai hâte de vous lire!

Bien à vous

7 commentaires sur « City Plaza : un hôtel aux milles Histoires »

  1. c’est Chloé et Joshua de l ‘imp on a vu les photos ,Brigitte a lu.
    on voit que tu te plais bien sans nous .Tu fais plein de jeux avec les enfants . Tu as l’air de bien rigoler;
    on te fait des bisous et tu nous manques un peu. bonne nuit nous allons nous coucher
    brigitte joshua chloe

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  2. Quel beau témoignage Ana, tellement poignant ! Vous apportez vraiment votre pierre à l’edifice

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  3. Waouh! c’est un véritable reportage que tu nous envoies : un grand merci Anaïs pour ce partage ! Nous avons également reçu ta lettre-carte à l’IMP : cela a été l’occasion de redonner ton adresse email pour celles qui l’avaient égaré et ainsi mieux te-vous suivre 🙂 Vous êtes à quelques jours du départ, alors « bon vent » vers de prochaines aventures. Sans oublier que, comme tu le dis, tu fais la route des migrants à contre-sens…. Au plaisir de te lire, je penserai bien à toi là où tu vas. Bernadette

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  4. Merci Ana 🙂 trop chouette de te lire, inspirant et ça donne vraiment envie d’aller aider dans cet Hôtel, ou par chez nous bien sûr 🙂 gros bisous ! continuez bien et bon départ d’Athènes 🙂

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  5. Quelle belle leçon d’humanité !
    Bravo à vous, gardez la foi dans votre engagement quotidien au côté de ceux qui en ont besoin.

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  6. Whouahh Ana c est génial! Je suis méga fiere de toi. A des moments j avais l impression de lire une partie de ton DPP.
    Quelle chance ils ont eu que tu pose ton vélo chez eux et qu elle chance tu as eu de vivre cette experience .
    Courage courage aux moments des  » au revoirs »!
    Des gros bisous de nous 3
    Paix amour justice et humanisme pour tous!!

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  7. Merci Anaïs pour ce très beau texte, votre voyage et vos expériences de solidarité et d’humanité me donne de l’espoir… je croise les doigts.
    Bons préparatifs pour les semaines à venir. J’espère qu’on aura rapidement des nouvelles de vos aventures!
    Gros bisous
    Agnès

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