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Reprise de l’itinérance : du Kosovo en Grèce

Je finissais mon dernier article sur le Kosovo, il y a environ deux mois, en expliquant : « nous avons quelques idées derrière la tête et peut-être aurons-nous besoin de vous dans les prochaines semaines ! ». Ainsi, nous avons mis en mouvement nos idées à travers l’action solidaire que nous avons menée au Kosovo, et force est de constater que nous avons pu compter sur vous et réussir à collecter 2500 euros … Une fois encore un grand merci !

Il est temps aujourd’hui de vous réembarquer dans nos sacoches pour continuer l’itinérance à vélo… alors reprenons à partir de notre séjour au Kosovo !

La vie au Kosovo

Pendant ce mois de novembre 2016, nous apprécions la vie au Kosovo… Nous avons même nos petites habitudes !

Durant la semaine nous nous rendons à Prishtina, la capitale, pour travailler dans les bureaux de l’organisation Meshqerra et aller visiter des familles soutenues par l’association. Le soir nous sommes accueillies chez Ilmi, un de nos collègues de Meshqerra, où nous retrouvons sa femme et son fils. Cette petite famille, dont les 2 filles parties du domicile, nous considère comme leurs nouvelles filles. On se fait chouchouter à coups de thé turque, loucoum et pite !

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Nous profitons de notre séjour à Prishtina pour aller au marché de Noël, car même si la majeure partie de la population est de confession musulmane, l’influence occidentale est bien présente. Et puisque le Kosovo, est constitutionnellement laïc, il n’y a aucun problème pour que les jeunes se retrouvent au marché de Noël à boire du vin chaud ! On se croirait en France, tiens …

dscn7588D’ailleurs nous allons aussi tester Prishtina la nuit…  et nous sentons que la jeune génération de Prishtina est très moderne. Les jeunes profitent de leurs études et de leur vie à Prishtina pour sortir de la tradition, encore présente dans les villages. Cependant nous notons aussi les différences : pas de colloque mixte, d’ailleurs les logements universitaires sont dans des gros blocs de bétons (ancienne présence communiste),  séparés entre filles et garçons ; les jeunes ne ramènent pas leurs nouvelles conquêtes à leur parent si ce n’est pour se marier.

Lorsque la semaine à Prishtina est finie, nous rentrons à Biceq, en 1h30 de bus, pour passer le week-end avec notre autre famille et tous les enfants. Nous jouons aux cartes, allons chercher les vaches dans la montagne, allons boire des cafés avec les ados… Et puis nous repartons pour le travail le lundi matin !

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En peu de temps, un environnement très sympathique et chaleureux s’est créé autour de nous, toujours surprenant de par les différences culturelles… Bien sûr, on s’attache, et les aurevoirs en sont d’autant plus émouvants : d’abord, ceux fait à l’équipe de Meshqerra et la famille d’Ilmi à Prishtina, et puis, encore plus larmoyants, ceux fait à la famille Dullovi chez qui nous sommes restées 6 semaines pour finir…

La reprise de l’itinérance au Kosovo, en Macédoine puis en Grèce

Le samedi 10 décembre, après 3 semaines de concentration sur notre action solidaire, il est temps de reprendre la route et de laisser libre cours à notre pédalage…

Nous profitons du soleil de 12h et de la belle haie d’honneur que nous réserve la famille Dullovi pour partir en direction de la Macédoine. La première descente nous fouette le visage, nous congèle les mains mais sèche aussi nos larmes, et une fois de plus je me dis

Mets les voiles et pédale !

Ce jour-là, nous roulons en direction de Skopje la capitale de la Macédoine. Nous traversons la frontière sous le soleil, heureuses, et arrivons dans une ville étrange… complètement différente de Prishtina, avec l’impression que Skopje semble bien plus riche. Il y a de grands bâtiments type grécos-romains, le long du  fleuve, des statues partout dans la ville. Des macédoniens nous explique alors que le gouvernement a une préoccupation depuis 5 ans : créer une histoire à cette ville à travers celle d’Alexandre le Grand, (histoire qui crée le conflit actuel avec la Grèce qui revendique le fait que Alexandre le Grand soit Grec, et non Macédonien) et pour cela ils dépensent des millions d’euros, dans des bâtiments massifs, des statues. Sur la place centrale de Skopje, une énorme statue d’Alexandre le Grand est érigée.

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A côté de ça, la Macédoine reste un pays très pauvre, avec un fort taux de chômage… encore une fois les priorités ne semblent pas être mises au bon endroit, et les macédoniens en ont bien conscience.

Ce soir-là à Skopje nous dormons dans une auberge de jeunesse, où nous rencontrons des voyageurs avec qui nous passons la soirée. Il ne nous aura pas fallu plus d’une demie-journée, pour être de nouveau propulsées dans le voyage et ses rencontres.

Au vue de l’hiver qui avance, des températures qui descendent et de notre arrivée attendue le 17 décembre chez un copain à Athènes, nous décidons de traverser la Macédoine, en train, depuis Skopje. Prendre le train avec des vélos chargés à bloc est presque plus difficile, ou en tout cas plus stressant, que de pédaler ! 5h du matin dans la gare de Skopje, nous voilà avec nos nombreuses sacoches et nos vélos en train de faire des allers-retours entre les quais, les ascenseurs ne marchant pas bien sûr, et à attendre un train qui, on l’espère, nous acceptera ! Nous finissons par « bourrer » nos vélos et sacoches dans les wagons, jusqu’à ce que le contrôleur nous dise de mettre les vélos ailleurs, et de nous voir donc redescendre, et recourir avec nos vélos sur le quai… encore une belle aventure, qui se termine dans un wagon congelé (on a estimé la température à 2°c) dans lequel je sors la couverture de survie pour … survivre !

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Terminus du train 3h plus tard, tout le monde descend, nous voilà à environ 3 kms de la frontière Grecque. Ne sachant pas dans quelle direction partir, nous demandons notre route à un homme en vélo qui nous propose de le suivre.… jusqu’à l’autoroute ! Françaises que nous sommes, nous lui demandons alors s’il est bien normal de faire du vélo sur l’autoroute, ce à quoi il nous répond « pas de problèmes, pas de problèmes ! ». Une fois de plus, on laisse filer une de nos prérogatives, et on rit de pédaler sur la bande d’arrêt d’urgence. Rassurez-vous les autoroutes en Macédoine ne sont pas autant empruntées qu’en France et, lorsque nous arrivons à la douane, cela ne semble choquer personne de voir des vélos sur l’autoroute. Nous en concluons que ce doit donc être une pratique normale !

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Ainsi, nous donnons nos premiers coups de pédale en Grèce! Après une quarantaine de kilomètres, nous nous arrêtons dans un village pour trouver refuge, car si les températures, dans la journée, sont encore clémentes (entre 5 et 10 °C), la nuit risque d’être bien plus froide ! Nous mettons en place notre plan « nus et culottés » (ce titre est  à mettre en lien avec une série, et non pas notre état vestimentaire!) : nous rentrons dans un café demander de l’eau avant de nous faire payer un coup boire ; demandons à quelqu’un de planter la tente dans son jardin; demandons à une passante… Nous essuyons plusieurs refus, ou pas de solutions. Aussi, nous nous inclinons, et commençons à monter les tentes dans le parc du village, au milieu d’une foule de chiens errants, mais gentils ! Et c’est là, qu’entrent en scène les voisins qui nous invitent à dormir chez eux. On ne se fait pas prier, ni une, ni deux, nous démontons les tentes, et rentrons dans leur petite maison pour le premier repas grec, avec olives et féta. Ils nous sortent à la fête de Noël du village, on y boit du vin chaud, mange des châtaignes, voit un joli feu d’artifice, sur une musique de Noël. Cela nous rappelle étrangement l’Italie et sa fête du vin… Une fois de plus ce couple est hyper gentil avec nous, et le lendemain nous repartons avec notre pique nique tout prêt ! Quelle générosité !

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La semaine qui suit est à l’image de cette journée… Nous pédalons la journée, la plupart du temps sous le soleil, mais avec des températures ne dépassant pas les 10°C et avec parfois quelques bourrasques de vent glaciales. J’ai l’impression d’être au ski, voyez le tableau : j’ai environ 5 couches de vêtements sur moi, 2 pantalons, 2 paires de gants, et seulement le bout du nez à l’air. Quand je pédale, il fait trop chaud, quand je m’arrête il fait trop froid, j’ai les pieds et mains gelés… et l’air me vivifie le visage! Malgré tout, nous roulons entre mer et montagne, sur de petites routes, les paysages sont merveilleux…

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Grâce à nos missions « nus et culottés » nous nous dégottons chaque soir des bons plans : un emplacement de camping à 5m de la Mer Égée, avec accès illimité à un restaurant et sa cuisine pour nous faire nos propres pâtes, mais aussi pour manger notre premier succulent Tsatsiki ; un gîte où travaille notre ami écossais cyclo, Jamie ; une maison, sans eau et électricité, dans un champs d’oliviers, où nous aidons son proprio à ramasser les dernières olives,  et qui nous fait découvrir l’Ouzo (pastis grec).

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La dernière journée de vélo se révèle plus difficile que nous l’imaginions pour atteindre Larissa… Nous faisons le choix de nous enfoncer dans les villages et collines, plutôt que de rouler sur une route très passante et dangereuse, ce qui nous amène à pousser les vélos plusieurs fois, dans des pentes à 15%, sur des chemins non goudronnés, sur 500 m de dénivelé positif, au milieu cependant de magnifiques paysages ! Est-ce que c’est ça l’Asie ?!

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On finit bien sûr par passer cette épreuve, plus ou moins douloureusement, et fièrement nous rejoignons la ville de Larissa, à bout de jambes. Puis nous occupons un café pendant des heures où une bande de grecs nous pait des tournées de tsipouros (raki ou gnole) en attendant notre train de 2 heures du matin, qui nous emmènera à Athènes ! C’est notre dernier jour de vélo de l’année 2016, mais nous savons aussi que ce ne sont pas nos derniers coups de pédales hors de France, alors nous fêtons cela!

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Un séjour francophone à Athènes

Ainsi le vendredi 16 décembre nous arrivons à Athènes pour poser nos sacoches environ 3 semaines, dans l’appartement de Valérian, un ami qui fait ses études à Athènes.

Le premier week-end, nous nous retrouvons à 9 français dont 6 ayant voyagés dans les Balkans, cet automne, avec des moyens de transports différents. Je ne vous cache pas que c’est très plaisant de pouvoir faire des blagues comprises par tous, de réussir à approfondir les conversations et de chanter autour d’un yukulélé… Très vite, je me sens comme en famille ! Voici  d’ailleurs un petit intermède musical illustrant l’ambiance de notre vie en groupe…

Ainsi Marine et moi passons 3 semaines à Athènes, alternant petits et grands collectifs, mais tous aussi sympathiques et humains !

Nous visitons bien sûr Athènes avec Valérian notre guide! Nous dégustons, les meilleurs falafels (petite influence libanaise) d’Athènes; nous grimpons la haute colline qui surplombe Athènes lors du coucher de soleil; nous nous baladons dans les rues, en admirant les tags qui donnent à Athènes une touche artistique et très politique; nous nous immergeons dans les bars et tavernes du quartier anarchiste d’Exarchia, haut lieu de résistance et d’alternatives face à la crise économique et sociale que subit la Grèce ; nous allons donner des coups de main en cuisine dans un centre auto-géré de migrants, l’Hôtel City Plaza, récupéré par des militants pour y loger entre 300 et 400 familles de migrants; nous allons à la mer…

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Nous ne faisons pas les lieux les plus touristiques (musées et acropole) que nous réservons à nos familles qui viennent nous voir au mois de février. Et puis, cette visite d’Athènes, avec un guide passionné de politique et de résistance, et un groupe de jeunes voyageurs utopistes, permet une approche d’Athènes authentique !

Outre ces sorties dans la ville, nous nous retrouvons dans l’appartement de Valérian à 2, 4 , 6, 9 selon les jours, sans vraiment avoir le droit d’y séjourner, ce qui nous vaut des parties de cache cache avec le proprio. Nous allons voir la mer, nous découvrons Athènes by night, et trouvons même un super grand théâtre auto-géré pour vibrer sur son son ! Athènes est à nous désormais. D’ailleurs nous nous y sentons tellement bien que nous menons un faux micro-trottoir dans ses rues sur le thème « comment les grecs fêtent le 31 ? « même si l’on se perd encore dans ses rues pendant des heures…

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 Ces 3 semaines de collectif entre français, dans le cœur d’Athènes, sont encore un petit voyage dans le voyage, avec des nouvelles rencontres, des nouveaux sujets de réflexion et de recherche, une nouvelle vision sur un pays… Riche encore, et rempli d’émotions !

D’ailleurs nous sommes le 10 janvier, et il est l’heure de reprendre le vélo et partir en direction de la ferme où nous sommes attendues pour un helpX. C’est un système d’échange qui consiste à être nourrit, logé, blanchi contre services de tout ordre (équivalent du woofing). Cette ferme est à 150 kms d’Athènes, nous avons donc 3 jours de vélo devant nous, et le froid qui touche l’Europe, touche aussi la Grèce. Heureusement nous avons quelqu’un pour nous réchauffer le cœur pendant ce trajet : Nathan, le voyageur français parti à pied avec un diable depuis la France a troqué  son engin contre un vélo et nous accompagne sur ces quelques kilomètres…

Pédaler en Grèce début janvier : quelle absurdité !

Même si c’est une expérience à vivre, le vélo entre 0 et 5°C, avec de la neige, et le vent du bord de mer, ne me réussit pas… je deviens tout de suite moins enjouée et plus susceptible ! Bon, c’est vrai que lorsque les nuages laissent place au soleil sur de petites collines enneigées, et la mer bleue, je sens la magie de l’instant opérée… celle que je ne ressens que lorsque je suis dans des conditions particulières ! Ainsi nous traversons le canal de Corinthe pour rejoindre le Péloponnèse…

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Le froid pousse aussi à l’inhibition, à savoir, ne plus avoir peur de demander de l’aide aux habitants. Ainsi nous nous retrouvons à faire du porte à porte dans un village ! Une fois de plus, on s’entend dire « non c’est pas possible » trois fois, mais l’on ne se décourage pas, ce qui nous vaut de passer la nuit chez Marina, son fils de notre âge et leurs 10 chats! Nous nous faisons embarquer dans un bar par notre jeune hôte, et refaisons le monde… Une fois de plus nous nous rendons compte que les jeunes, qu’ils soient grecques, kosovares, croates, français ont tous la même vision du monde et de son modèle consumériste, les mêmes constats consternant de la politique…Alors on se comprend, et on tente detrouver des solutions à notre niveau!

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Le jour où nous arrivons dans la ville de Kiato, les propriétaires de la ferme ne peuvent pas venir nous récupérer car les routes sont bloquées par la neige. Nous cherchons un endroit pour dormir tous les 3… un vieux bâteau ammaré nous fait de l’oeuil, alors nous demandons l’autorisation d’y passer une nuit aux autorités portuaires, impossible; puis c’est au tour de la belle église de Kiato, nous rencontrons le prêtre, impossible; on voit la caserne de pompiers, ils nous envoient à la police. Marine et moi rentrons donc dans le comissariat pour une demande spéciale…Après quelques questions-réponses, les policiers appellent le maire, qui nous ouvre une salle polyvalente, à 20h, en nous offrant du café, des sodas… Le lendemain matin nous nous faisons réveiller à 7h par un homme qui doit ouvrir la salle aux petits vieux qui se regroupent chaque jour pour boire le café et jouer aux cartes! Ainsi nous faisons notre vie dans la salle, jouons de la musique (il y a un piano), rions avec les anciens et nous y restons une deuxième nuit, en attendant que la neige fonde. Drôle de situation… comme quoi tout est possible!

Et nous voilà, le jeudi 12 janvier : Mike et Zeta, nos hôtes, viennent nous récupérer à Kiato Nous disons au-revoir, avec émotions, à notre ami Nathan qui continue sa route vers la Crête, et que nous allons peut-être bien retrouver au printemps, pour un co-pédalage !dscn8232

La taverne- ferme de Zeta et Mike à Mpozika

Ce jeudi 12 janvier, nous embarquons dans un 4*4, avec Mike, Zeta et leurs 2 enfants, nos vélos, et de nombreuses courses pour le restaurant et les animaux, direction les montagnes qui surplombent Kiato! Nous arrivons à leur maison-taverne sous le soleil, quelques résidus de neige au bord de la route, dans un environnement grandiose : des collines et montagnes tout autour de nous, des champs d’oliviers et des petits villages accrochés ici ou là , et la mer que l’on peut voir depuis la maison.

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La maison est un bric à brac de matériel récupéré et d’œuvres d’art réalisées à partir de métal puisque le travail de Mike consiste à créer des objets (lampe, miroir, table, décoration, chaise) en métal. Quant à Zeta c’est elle qui tient la taverne !

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Ainsi nous découvrons les lieux et nous mettons rapidement au boulot ! Notre travail est polyvalent : nous collectons du bois et le coupons, je me découvre d’ailleurs une passion pour la tronçonneuse (tiens, tiens, de qui puis-je bien tenir?) ; nous nourrissons les chèvres, cochons et poules ; nous nourrissons aussi les humains, en apprenant la cuisine grecque sous le regard de Zeta ; nous « cleanons » le restaurant pour accueillir les clients.

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Ici, la plupart des produits sont locaux et/ou bio, toute la cuisine se fait à partir d’huile d’olive, même les desserts. Zeta et Mike, les restaurateurs passent la moitié du temps à discuter et boire des coups avec leurs clients ; les enfants égayent les invités avec leur tour de magie… Nous découvrons la convivialité des tavernes grecques, ou en tout cas celle de Zeta. Il semblerait que le contact entre grecs soit très chaleureux, quand bien même les gens ne se connaissent pas. D’ailleurs les plats sont très peu servis à l’assiette, mais plutôt une multitude de petits plats authentiques, à partager !

Nous voyons aussi l’envers du décor … Zeta et Mike ont une maison à entretenir, deux enfants, une chambre à louer en air bnb, un restaurant, une ferme, un chauffage uniquement au bois et panneau solaire… bref, énormément de travail pour deux personnes! C’est pourquoi ils accueillent des voyageurs comme nous pour les aider. De plus, depuis la crise économique, ils ont clairement vu chuter la clientèle et, alors qu’ils réussissaient à gagner entre 1500 et 2000 euros par mois il y a 4 ans, aujourd’hui ils ne tirent plus que 400 euros par mois du restaurant. Mike en tant qu’artiste a, depuis la crise, très peu de commandes, et donc, comme beaucoup de grecs aujourd’hui, ils ne paient pas leur facture d’électricité et d’eau… Heureusement, cette famille est relativement autonome sur le plan alimentaire, et n’est donc pas en manque de nourriture. Par contre, nous sentons bien passer les douches froides, alors qu’il fait 5°C dehors !

Ce mois au milieu des montagnes, malheureusement très pluvieux ou neigeux (comme jamais ici !), nous permet de nous reposer, de nous recentrer loin de toutes sollicitations et de projeter les plans pour la suite… D’ailleurs c’est le moment de vous les dévoiler, car maintenant que l’objectif Grèce est atteint nous ne sommes pas encore prêtes à rebrousser chemin…

Ainsi, le mois prochain nous serons de nouveau à Athènes en tant que volontaires dans un centre auto-géré de migrants, puis mi-mars, nous reprendrons le vélo, direction le sud : la Crête, la Turquie, la Géorgie, l’Arménie et l’Iran. Quand? Où ? Comment? Nous ne savons pas encore mais si vous, vous avez des informations sur les pays et régions que nous allons traverser, des contacts ou si vous avez connaissance d’initiatives solidaires, alternatives, sociales, nous sommes toutes ouïes!

Suite des aventures au prochain épisode !

6 commentaires sur « Reprise de l’itinérance : du Kosovo en Grèce »

  1. Bravo les filles ! Vous m’impressionnez quand vous luttez contre le froid, les cols, ou l’inconfort avec bonne humeur. Je me régale à lire votre blog, si simple et authentique. Chaque rencontre est un trésor que vous faites à l’humanité. Courage et profitez encore !

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  2. Vous êtes au top les filles ! Les photos et le récit de votre aventure, c’est vraiment super. Quand vous bossez vous avez le sourire, quand vous pédalez aussi…
    et vous me donnez le sourire à vous découvrir… Merci !

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  3. « Nous ne somme pas prêtes à rebrousser chemin. »
    Quelle surprise très beaucoup vraiment absolument surprenante!!!

    Fière de toi!!!
    A très vite, je fais tout pour !!!

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