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L’Italie du Nord : suite … et fin! Du lundi 11 au dimanche 25 septembre

D’abord merci pour vos commentaires sur l’article précédent, c’est un réel plaisir de vous lire . D’autre part, on m’a dit il y a peu de temps  » super ton blog prolixe! » , j’en reste encore perplexe. Alors s’il vous plaît, si je parle trop, faites moi signe!

  • Une première pause, vers le lac de Come:

L’enjeu de ce lundi 11 septembre est de retrouver mes parents à Côme, ce qui s’avère ne pas être une mince affaire, au vue de l’organisation Bouvier family!

Misesà la porte de notre bivouac de camping caristes très tôt, par un Mr , somme toute, très gentil, nous nous mettons en route et pédalons, pédalons, pédalons… Mais bizarrement nos jambes ne sont plus avec nous, en fait notre cerveau prend le dessus, et nous imagine déjà posées tranquillement dans une jolie maison, à flâner! Du coup les 45 kms dont 400 m de dénivelé positif de ce jour sont treeeeees difficiles. La région des lacs est sympa, mais les villages sur les mini-montagnes, c’est tout de suite très fatiguant! Mais vaille que vaille on roule, et on arrive sur Come oū on mange notre première glace italienne, parce qu’on l’a bien méritée.

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Sur ce, comme prévu, on doit retrouver mes parents . On les attend, du coup, environ 3h sur le trottoir de Come, les batteries se vidant, nous jouant aux dés sur le bitume,  le temps qu ils trouvent la rue Cordana, dans une autre ville que Come… Et ils nous réservent une belle surprise : mon père, fier de lui, a troqué son kangou qui n’avance pas contre un kangoo qui va viiiiite sur l’autoroute MAIS qui n’a pas de sièges à l’arrière! Synthèse de l’histoire, nous passons 3 jours à faire de la voiture avec 2 d’entre nous à l’arrière du kangoo, a même le sol, sans fenêtre pour respirer ! Ça permet à Marine de travailler sur sa clostrophobie. Merci Papa!

Mise à part ce léger détail, nous passons 4 jours de repos, dans une jolie maison à Canzo, que ma mère a trouvé grâce à l’échange de maison. On visite Come, en ayant malheureusement un peu trop chaud, mais les glaces nous rafraîchissent. A Come j’acquiers un harmonica, que je saurai aisément manier dans 1 mois. 😉 Les rues piétonnes de Come sont jolies, et donnent sur le lac. Nous prenons le téléphérique pour surplomber la ville. La haut, on voit de belles , grosses baraques appelées les Liberty Villas, qui sont à de riches familles…

Nous faisons aussi un petit tour à Bellagio et Varenna, deux petits villages typiques et très jolis autour du lac de Come. A Varenna, j’emmène la troupe au château, ca a l’air d’être une belle ballade, tranquille … qui se transforme en 300 m de dénivelé sur des pavés. Ma mère je pense ne me fera plus confiance pour les prochains itinéraires : « digne d’un plan Flo! » me dit-elle. Moi je suis fière d’elle! Et puis la vue depuis le château en vaut la peine…

Ces 4 jours sont, comme vous vous en doutez, agrémentés de glaces, pizzas, pâtes et compagnie… Mais aussi d’une belote gagnée avec stratégie par nous, les jeunes! C’est aussi des gentilles attentions de mes parents, qui sont à nos petits soins, et qui me vaudra une séquence émotions au moment de leur dire au revoir!

See you les parents, c’était trop bien de vous avoir!

  • De retour sur la selle

La pause dans notre super appart cocooning se termine le vendredi 15 septembre, et nous nous mettons en route pour 25 kms puisque nous avons décidé d’aller passer la nuit chez Francesco , un warmshower, habitant MONTEVECCHIA! Sans trop s’en faire nous partons en fin de journée pluvieuse… Et nous nous prenons donc la plus grosse averse du voyage jusqu’alors, qui nous permet de tester notre matos de pluie, et de nous rendre compte que l’eau a raison de nos k-ways et sur chaussures, malgré tout! En plus de cela, cette pluie nous accompagne pendant les derniers 400m de dénivelé qui nous sépare de MONTEVECCHIA depuis les champs en dessous… Ce que nous aura appris cette expérience c’est qu’il faut se méfier des villages dont le nom commence par « Monte » ! A coup de danseuse ( c’est la première fois pour moi) et même de poussage de byciclette (1ère fois aussi!) , nous arrivons devant l’entrée de Francesco, trempées jusqu’aux os! Mais nous ne regretterons pas notre insouciance puisque Francesco, musicien, organise un événement musical chez lui, et accueil un super groupe de nanas, qui jouent des musiques traditionnelles d’Italie du Sud! Elles chantent en patois Italiens des chansons sur la condition des femmes, il y a quelques décennies. On se couche aux sons des guitares et on se réveille avec celui de la cithare, de Francesco et Alessandro, devant un mega ptit dej , préparé avec soins! Merci Francesco pour ce super accueil! Comme quoi ça valait vraiment le coup de venir se percher à MONTEVECCHIA!

  • Les galères du voyage

Les 3 jours qui suivent, samedi 17, dimanche 18, lundi 19, n’ont pas la même douceur… En passant près de Bergame et Vérone , on se choppe des routes beaucoup trop fréquentées, on traverse des plaines agricoles où ça sent très très mauvais la vache nourrit avec des trucs pas très sains, et puis des zones industrielles et zones commerciales en veux tu en voilà! Ce qui nous vaudra notre premier arrêt à decat car , bien sûr, c’est à ce moment-là  que Marine a des problèmes avec son porte bagage , que je casse mon rétro, ma sonnette, et que Garmin ( notre fidèle ami qui nous indique la route!) se met à deconner… Comment s’appelle-t-elle cette loi qui dit que les ennuis s’enchaînent généralement? A cela on peut rajouter notre mission Nus et Culottés échouée, à savoir aller directement demander à une petite dame si elle veut bien nous ouvrir son jardin pour la nuit, chose qu’elle refuse : il semblerait que nous lui fassions peur avec nos corps musclés !  Et pour finir, une quarantaine de piqure du moustique tigre , sur un même pied! Eh oui, c’est aussi ça le voyage à vélo, pas toujours rose…

  • Les plaisirs des choses simples

Mais bon, même dans les moments pénibles, il y a toujours des trucs positifs dont on se contente : un joli camping au bord du lac Iseo; un super spot de bivouac trouvé par Manuela qui fait partie du gang des « je suis maman et je flippe pour vous !  » (JSMEJFPV) et qui nous accompagne pendant 30 min pour nous dégoter un coin sûr , en nous laissant son numéro en cas de besoin ; des jolis villages avec de belles églises et château ;et puis une complémentarité, plutôt utile, qu’on découvre entre Marine et moi ! A savoir que moi j’irai, sans hésitation, sur une place de village, demander aux gens des informations, de l’aide, un endroit pour dormir… Etc! Marine c’est pas encore son truc. Mais, lorsqu’il s’agit de faire du camping sauvage, il n’y a plus personne de mon côté, c’est Marine qui sort de la tente pour me montrer qu’il n’y pas de bestioles effrayantes prêtes à me dévorer! A chacune sa compétence, et c’est très bien comme ça. En sachant que chaque expérience nous fait un peu plus évoluer sur nos peurs… souvent infondées!

  • La découverte de l’agriturismo Palazzetto Ardi : un petit coin de paradis

Et puis , quand même , la loi de l’enchaînement pourri s’arrête. Après  une belle journée de pédalage entre vignes et châteaux ce mardi 20 septembre, nous arrivons à l’agriturismo Palazzetto Ardi! Magnifique exploitation agricole en bio, qui fait aussi chambres d’hôtes, réception de mariage , d’anniversaire, de baptême, et qui est tenu par seulement deux personnes : Carlos et Michela! Deux personnes à l’image du domaine qu’ils ont bâti : accueillants, chaleureux, généreux, avec une belle vision de la vie! Dès les premiers pas dans leur jardin nous nous disons : « on ne va pas y rester qu’une nuit, c’est trop parfait! » .

Et, en effet nous plantons la tente pour 3 nuits. Michela nous sert à chaque repas des produits pour la plupart fait maison , bio, et cuisinés de manière  atypique, on y boit le bon vin de Carlos et ses vignes ! En échange nous les aidons dans la cueillette des fruits et légumes (tomates, noisettes, amandes, pommes) de leur grandes plantations. Nous accompagnons Carlos au marché , et fabriquons avec lui la « levure de vin » , en broyant à la main quelques kilos de raisins et en le laissant macérer toute une nuit pour le mélanger au reste du broya de raisin, le lendemain.

Carlos et Michela sont des gens simples, plein de savoirs faire, et révolutionnaires. Ils se battent pour préserver la nature et la santé des personnes à travers leur production biologique. Ils souhaitent aussi développer des moyens d’être autonomes énergétique ment. Ils ont déjà un autre projet en tête, car après 20 ans de dur travail pour retaper leur grande maison et leur production, ils se rendent compte que « vendre du bio » demande trop de travail, et peu de reconnaissance. Ils sont un peu fatigués, alors ils se tournent vers quelque chose de plus petit, peut être plus en autarcie, mais qui devrait leur permettre de vivre en adéquation avec leurs valeurs tout en ne s’épuisant pas au travail. En tout cas c’est ce que je leur souhaite!

Et encore du bonus auprès de Carlos : il fait de l’harmonica, comme nous bientôt 🙂 alors il nous donne des pistes; et il est dingue de vélo , il a un super atelier de réparation (digne de roule & co) et il fait parti du gang des JSMEJFPV , donc malgré nos vélos « économiques » comme il dit, il fait ce qu’il peut pour nous les améliorer!


En tout cas ces 3 jours à l’Agriturismo Palazzetto Ardi à Locara aura été un coin de paradis, où nous aurions pu y rester bien plus longtemps! Michela et Cârlos sont de beaux modèles, et le voyage prend tout son sens, à travers des rencontres comme celle ci. Ca aura aussi été un petit avant goût de woofing, et nous espérons que notre chemin nous mène dans un autre petit coin de paradis, mais cette fois ci en Grece!

  • Venise, sans vélos!

Amoureuses de cette ferme , nous y restons au maximum et ce sont les parents de Marine qui viennent nous récupérer ce vendredi 23… En voiture! Et oui,on triche, sur 100kms on fait de la voiture, et je ne vous cache pas, que ca nous frustre de voir l’Adriatique sans plus d’efforts. Mais bon ça aurait été vraiment dommage de partir avant pour traverser encore des plaines et des zones indus qui puent… Il faut savoir se faire du bien. Depuis la punta sabbioni, nous visitons l’île de Morano et de Burano, le samedi et matin… Ce sont des villages de pêcheurs magnifiques, plein de couleurs où il y a plein d’artisans ( souffleurs de verres, créateurs de masques vénitiens, broderies…). Et c’est tranquille…


Puis nous voilà à Venise. Au début, la foule ôte tout charme à la ville, surtout après les deux petits villages tranquilles… Mais lorsque nous nous perdons dans des ruelles anonymes, Traversons les canaux, prenons le bus bateau pour se déplacer le long de la grande avenue le rialto alors oui, je craque, et dis à Marine :  » oui en fait c’est quand même beau et romantique Venise! ». Nous n’aurons pas fait de gondoles mais cette ballade bus, qui fait office de métro, est vraiment fabuleuse, puisqu’elle longe tous les palais de Venise!

Merci aux parents de Marine pour nous avoir à leur tour chouchoutés, et ramenés du bon fromage français !

Ce dimanche 25 septembre, ils nous accompagnent de nouveau jusqu’à Venise où nous devons prendre le bateau en cette fin de dimanche direction la Croatie ! Suite au prochain épisode!

 

4 commentaires sur « L’Italie du Nord : suite … et fin! Du lundi 11 au dimanche 25 septembre »

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